Le 4 février, à Washington, le président congolais Félix Tshisekedi participe au sommet international sur les minerais critiques — ainsi qualifiés en raison du risque élevé de rupture et de l’absence de substituts viables — puis, le lendemain, au « petit déjeuner de prière » annuel de la classe politique américaine au cours duquel M. Donald Trump le présente comme un allié-clé. Après que la pandémie de Covid-19 eut révélé la forte dépendance de l’industrie nationale vis-à-vis de Pékin pour ses approvisionnements en minerais critiques, le gouvernement de M. Joseph Biden, constatant avec inquiétude que la Chine « contrôle désormais l’essentiel de la chaîne de valeur, de l’extraction à la transformation, assurant près de 60 % de la production minière, plus de 85 % des capacités de raffinage et plus de 90 % de la fabrication d’aimants permanents », avait lancé la riposte. Dans ce contexte, et à mesure que la transition énergétique transforme les besoins industriels mondiaux, le sous-sol congolais fait figure de caverne d’Ali Baba : il ne recèle pas seulement 70 % des réserves mondiales de cobalt, il regorge aussi d’or, de diamant, de zinc, de (…)
Author: Fanny Pigeaud
Published at: 2026-03-13 18:18:01
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