Cette crise s’inscrivait à l’intersection de plusieurs facteurs, incluant des lacunes en matière de traitement de l’addiction, des lenteurs dans la mise en place de réponses sociales et de réduction des risques, ainsi qu’un contexte de prohibition et de criminalisation qui rendait encore plus difficile la gestion de cette crise sanitaire – une situation comparable à celle observée dans d’autres pays européens à la même époque, dont la France. Vingt-cinq ans après sa mise en œuvre, le Portugal affiche l’un des taux de mortalité liés aux drogues les plus bas d’Europe (alors qu’il était le plus élevé dans les années 1980), une diminution des risques tels que la transmission du VIH et des overdoses, avec comme illustration, une réduction drastique des nouveaux cas de VIH attribués à la consommation de drogues par injection (entre 1983 et 2000, 50 % des nouveaux cas de VIH étaient attribués à la consommation de drogues par injection ce chiffre est de 2 % en 2024). Ils soulignent entre autres que le succès de cette politique repose sur une combinaison de facteurs, notamment la prise en compte par le politique de la gravité de la situation, la décision pragmatique de mettre fin à un statu quo prohibitionniste qui était en échec, la mise en œuvre de stratégies de légitimation (impliquant l’écoute des familles et des scientifiques), et la qualité du processus décisionnel.
Author: Contributeur extérieur
Published at: 2026-03-13 12:00:00
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