La menace ne saurait venir des États-Unis, bastion de la démocratie dans le monde qui, à sa guise, bombarde l’Iran, convoite le Groenland, coule des bateaux et tue leurs équipages dans la mer des Antilles, arme et finance Israël dans ses guerres contre Gaza, la Cisjordanie, le Liban, la Syrie, l’Iran, le Yémen… Dans une série de six articles consacrés au « déclassement » militaire de l’Amérique (1), le New York Times relève d’ailleurs qu’« Israël a réussi ces deux dernières années à mêler tactiques de guerre nouvelles et anciennes dans son combat contre le Hezbollah et l’Iran ». Cela ne l’empêche pas de réclamer « davantage de dépenses » que les 1 000 milliards de dollars attendus par la nuée de « colombes » qui roucoulent au Pentagone : « Les crédits militaires actuels — environ 3,4 % du PIB [produit intérieur brut] — sont proches du niveau le plus bas des quatre-vingts dernières années, même après les augmentations récentes de M. Trump. » Ce trésor-là, le New York Times le défendra, avec la certitude de ceux qui savent qu’« un monde dans lequel la Chine totalitaire serait militairement dominante en Asie et la Russie libre de menacer l’Europe rendrait les Américains plus pauvres et menacerait partout les démocraties ».
Author: Serge Halimi
Published at: 2026-01-04 17:04:13
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