Historiquement lié à l’avènement de Benito Mussolini au pouvoir en Italie au début des années 1920, le fascisme a ensuite été assimilé à tous les mouvements et dirigeants incarnant cette méthode de gouvernement par la brutalité, l’intimidation, le rejet de l’autre, le virilisme, le suprémacisme blanc et l’utilisation de la religion majoritaire comme vecteur de contrôle de la société, ainsi bien sûr que le refus de la science et de la modération. En 2024, après avoir entendu Trump promettre d’utiliser l’armée pour lutter sur le sol américain contre « les ennemis de l’intérieur », John Kelly estima publiquement que le président américain cochait les cases de la définition d’un « fasciste » et continuerait à gouverner comme un « dictateur » s’il en avait l’occasion, car il ne comprenait en rien la Constitution et le concept d’État de droit. Son rapport aux journalistes accrédités à la Maison-Blanche, notamment à des femmes dont il dénigre l’apparence physique, sa promesse d’abattre ses opposants ou de les jeter en prison, son refus de passer par les procédures législatives du Congrès en leur préférant le décret exécutif, quitte à ce que le pouvoir judiciaire le contredise et qu’il passe outre, son culte de la personnalité qu’il entretient en parlant de lui à la troisième personne et en poursuivant pour diffamation de grands médias en réclamant des milliards de dollars d’indemnités, son mépris affiché pour les plus faibles qu’il qualifie de « losers », son ostracisme revendiqué à l’égard d’individus aux identités sexuelles différentes, les commandements de son administration de censurer tout travail subventionné par de l’argent public dès lors qu’il utiliserait les mots « socio-économique », « climat », « LGBT » ou même parfois « femmes » : ces attitudes ou directives sont typiques du fascisme.
Author: François Clemenceau
Published at: 2025-12-28 08:00:02
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