Lorsque l’on évoque la trajectoire de Steven Spielberg, deux titres reviennent systématiquement comme les symboles d’une forme de « maturité » artistique : « La Couleur pourpre » (1985) et surtout « Empire du soleil » (1987). Si le premier témoigne d’une indéniable empathie, notamment dans son adaptation délicate du roman d’Alice Walker, il révèle aussi un certain malaise du réalisateur à saisir toute la complexité des expériences vécues par son héroïne. Il faut souligner que ce projet a longtemps attiré le réalisateur, fasciné à la fois par l’histoire familiale au cœur du récit et par la période troublée de la guerre — deux fils rouges dans sa filmographie.
Author: Morgan Fromentin
Published at: 2026-01-26 18:00:19
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