Mais le président de la Coordination rurale, qui déplore ne pas avoir « de calendrier » pour la mise en place de « mesures concrètes », telles que l’application de lois déjà votées et en premier lieu la loi Duplomb, une « accélération » sur la loi d’urgence agricole promise par le premier ministre et « une réflexion pour défaire les agences » notamment environnementales « qui nous ennuient », estime que « la cause agricole est enterrée ». « On boycottera l’ensemble des rendez-vous avec le président de la République, on n’a pas envie de le sauver de cette situation de crise dont il est clairement responsable avec l’ensemble du gouvernement », a dénoncé samedi matin auprès de l’Agence France-Presse Thomas Gibert, porte-parole de la Confédération paysanne, troisième syndicat agricole. Trois hivers de suite, les agriculteurs ont sorti les tracteurs des hangars pour aller manifester dans les villes ou bloquer des autoroutes, en 2024 pour demander davantage de revenus, de la considération et un avenir, en 2025 pour obtenir la concrétisation des promesses, repoussées par l’instabilité gouvernementale, alors qu’en 2026 c’est la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest qui a fait déborder le vase.
Author: Le Monde avec AFP
Published at: 2026-02-21 09:56:36
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