Une plongée dans son intimité – et celle de son parent, qui ne semble pas être au courant qu’elle est enregistrée – que la jeune fille justifie par le devoir de sensibilisation : "il me semble important de dire à toutes ces personnes qui hésitent (sic) à reprendre contact avec leur bourreau, qu’il faut le faire une fois que t’es sur (sic) d’être en mesure de poser tes limites et de les maintenir". Un exemple édifiant nous est donné par Stéphanie Coontz, elle aussi spécialiste de l’histoire de la famille et auteure de The Way We Never Were (Basic Books) : "en Angleterre, en 1440, l’écrivaine Elizabeth Paston, selon le témoignage d’un de ses cousins, avait été enfermée dans sa chambre et battue pendant plusieurs jours, jusqu’à ce qu’elle accepte d’épouser un homme de trente ans son aîné, défiguré par la variole". "Résumer le sujet à une simple "tendance" sur les réseaux sociaux est particulièrement odieux, s’insurge pour sa part Betty, une Californienne de 43 ans, à qui il a fallu des années avant de "trouver la force" de rompre sa relation avec sa mère : "tout ce que cette idée de réconciliation fondée sur le pardon et l’oubli m’a apporté, ce sont davantage d’abus, de souffrance et de gaslighting (manipulation mentale).
Author: Baptiste Gauthey
Published at: 2026-02-08 06:45:00
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