RD Congo. L'occupation du M23, un an après

RD Congo. L'occupation du M23, un an après


« Malheureusement, si je reçois 100 dollars sur ma carte SIM, je suis obligé de payer 7 dollars pour le retrait, en raison des frais appliqués par l’opérateur mais aussi pour rémunérer la commission de l’agent qui est allé chercher du liquide ailleurs », explique Roland*, notable et psychologue au chômage depuis le départ de plusieurs de ses clients après la prise de la ville. Face à l’appauvrissement croissant des habitants de Goma, où l’emploi se fait rare, et aux taux parfois stratosphériques imposés par les guichetiers – jusqu’à 10 % en période de pénurie de liquidités –, « l’AFC/M23 a imposé des taux plafonnés à 3,5 % », explique James Kabene Ciranvu, gestionnaire de projets basé à Goma pour une ONG et auteur d’un article universitaire sur l’économie de la ville. En décembre de cette année-là, le Groupe d’experts de l’ONU, qui faisait état de la création d’un ministère de l’exploitation des minéraux au sein de l’administration rebelle, avait estimé les revenus issus de l’impôt sur la production et le commerce du coltan de cette mine à au moins 800 000 dollars par mois.

Author: Afrique XXI


Published at: 2026-02-11 08:01:27

Still want to read the full version? Full article