Alors que la fécondité, c’est-à-dire le nombre d’enfants par femme, recule dans la quasi-totalité des régions du monde, une question s’impose avec de plus en plus d’insistance dans les débats démographiques et de santé publique : quelle part de cette baisse relève d’un choix et quelle part tient à une incapacité biologique à concevoir ? Cette question s’est largement invitée dans le débat public en France, où l’indicateur conjoncturel de fécondité est tombé à 1,56 enfant par femme, le chiffre le plus bas depuis la fin de la première guerre mondiale, selon le bilan démographique de l’Insee publié le 13 janvier. Deux ans auparavant, le 16 janvier 2024, dans son discours sur le « réarmement démographique », le président de la République, Emmanuel Macron, avait fait de l’infertilité l’une des causes de la baisse de la natalité dans le pays, la qualifiant de « fléau » et de « tabou du siècle ».
Author: Delphine Roucaute
Published at: 2026-01-24 05:15:07
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