Quand les sous-sols de Paris abritaient des combats entre chiens et rats

Quand les sous-sols de Paris abritaient des combats entre chiens et rats


Mais ces spectacles ne sont pas du goût de tout le monde, reconnaît le chroniqueur Lucien Lorin dans le supplément illustré du Petit Journal, en juin 1934: «Telle une bête féroce, le chien se jetait sur ses ennemis, les broyait dans sa gueule, les secouait, éclaboussant de sang les spectateurs les plus proches de la cage, se faisait griffer, mordre, déchirer les babines, arracher les oreilles. Cependant, les autorités sanitaires tolèrent à demi-mot l'activité des ratodromes pour ses vertus sanitaires… Pris à parti par la Société protectrice des animaux (SPA), Gustave Xhrouet se défend des accusations portées contre lui, estimant plutôt «rendre un service à la communauté en éliminant les nuisibles» et répercutant le blâme vers les instituts médicaux dont les laboratoires grouillent de cobayes. Le décret n°87-223 du 26 mars 1987 (relatif à l'utilisation des animaux dans les spectacles publics et les jeux) interdit définitivement «la participation d'animaux à des jeux et attractions pouvant donner lieu à mauvais traitements, dans les foires, fêtes foraines et autres lieux ouverts au public», même s'il autorise paradoxalement les corridas et les combats de coqs, en vertu des traditions locales.

Author: Nicolas Méra


Published at: 2026-03-29 07:00:02

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