Quand Europe 1 espionne Thomas Legrand et Laurence Bloch : ce « n’est pas du journalisme »

Quand Europe 1 espionne Thomas Legrand et Laurence Bloch : ce « n’est pas du journalisme »


Le 16 décembre, la radio Europe 1, désormais propriété de Vincent Bolloré, publiait cinq articles mettant en scène des « révélations » autour d’une conversation présentée comme « secrète » et s’étant tenue la veille dans un café du XIVe arrondissement entre Thomas Legrand, éditorialiste à Libération et ancien producteur à France Inter, et Laurence Bloch, ancienne directrice de France Inter. Les règles de base de la déontologie journalistique imposent de n’enregistrer des personnes à leur insu que si cela permet de rendre publiques des informations d’intérêt général impossibles à obtenir autrement. « L’élément déterminant, lors de la mise en balance de la protection de la vie privée et de la liberté d’expression, doit résider dans la contribution que les photos et articles publiés apportent au débat d’intérêt général », soulignait la Cour européenne des droits de l’homme en 2004.

Author: La Société des rédacteurs du « Monde »


Published at: 2026-01-21 16:41:41

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