Il ne faut pas y voir une quelconque panne du génie américain, mais le symptôme d’un désengagement étatique au profit d’une vision court-termiste, où le prestige de la nation ne suffisait plus à équilibrer les bilans financiers de la NASA, constamment grevés par des coûts croissants et des programmes inachevés. Les budgets de la défense, de l’éducation, de la protection sociale ou de l’écologie ont toujours servi d’excuses à Washington pour étouffer la NASA. Le programme ne repose plus sur le seul orgueil de la bannière étoilée, mais sur un écosystème blindé où s’entremêlent les capitaux de SpaceX, l’expertise industrielle de l’Europe, les ambitions du Japon et la nécessité vitale de ne pas laisser la Chine dicter seule les lois de la conquête spatiale.
Author: Camille Coirault
Published at: 2026-04-02 15:02:15
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