L’entrepreneur a affirmé vouloir ainsi s’assurer de disposer de davantage de puces pour ses besoins futurs : le million de wafers qu’il entend produire une fois que son usine tournera à plein régime (ce qui devrait prendre au moins dix ans), et qui selon lui sera nécessaires pour répondre aux besoins de ses entreprises en matière de voitures, robots et centres de données, compterait en effet pour les deux tiers de la production annuelle de TSMC sur les puces de deux nanomètres. En cas de succès, ce projet lui permettrait aussi de renforcer considérablement le contrôle sur sa chaîne de production de semi-conducteurs, un objectif que couvent nombre d’acteurs depuis les disruptions du Covid et les turbulences géopolitiques faisant notamment craindre une invasion chinoise de Taïwan, berceau mondial de la production de semi-conducteurs de pointe. C’est sans doute l’écosystème dont rêve Musk : un mélange d’infrastructures, de matériel et de logiciel lui offrant un contrôle quasi total sur la collecte et le traitement des données, lui permettant en retour de proposer des services à haute valeur ajoutée, d’affiner le fonctionnement de ses voitures et de ses robots, d’améliorer ses algorithmes d’IA, et d’inventer de nouveaux usages via la maîtrise de l’espace et des interfaces cerveau-machine.
Author: Guillaume Renouard
Published at: 2026-03-24 16:04:42
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