Pourquoi reconstruisons-nous les monuments « à l’identique » ?

Pourquoi reconstruisons-nous les monuments « à l’identique » ?


La modification concernait l’ensemble de la structure de l’édifice : du fait de la poussée de la nouvelle voûte, trois fois plus lourde que l’ancienne, il fallut renforcer les fondations en sous-œuvre et forer l’épaisseur des murs pour y installer des tirants métalliques reliant la voûte, le plancher intermédiaire en béton et les fondations. Incontestée, la reconstruction-amélioration s’appliquait à toutes sortes d’interventions, post-catastrophe ou non : la reconstitution des combles du Parlement de Bretagne à Rennes après l’incendie de 1994, la remise en état d’usage du château de Falaise (Calvados) à partir de 1997 ou de celui de Suscinio (Morbihan). Les actuels chantiers de la charpente de la cathédrale de Paris et de la flèche de l’abbatiale de Saint-Denis sont dans la continuité de ce renversement des pratiques engagé dans les années 1990.

Author: Patrice Gourbin, Historien de l'architecture [maître de conférences à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Normandie], Ecole Nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux (ENSAP Bordeaux)


Published at: 2026-01-07 16:58:11

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