Au Mexique, par exemple, les colectivos – des groupes de familles à la recherche de leurs proches – utilisent la cartographie par géolocalisation, les relevés par drone et d’autres outils géospatiaux pour identifier d’éventuels sites de fosses clandestines et pour documenter les recherches en temps réel, afin de générer des pistes et de pousser les institutions réticentes à agir. À la Cour pénale internationale (CPI), par exemple, où des affaires de disparitions et de crimes de masse pourraient potentiellement être jugées, les règles en matière de preuve et les priorités institutionnelles de la cour – la manière dont elle détermine l’admissibilité, la pertinence et la valeur probante – constituent des obstacles à l’admission des preuves. Il faut élargir la définition de preuve devant les tribunaux et évoluer vers une approche qui considère la documentation comme politique, traite le droit comme une optique contraignante autant que comme une solution, insiste pour que les projets de responsabilisation soient recentrés sur les connaissances locales et les priorités de la base, et reconnaît que diverses formes de préjudice ne se traduisent pas clairement en catégories de preuve.
Author: Kamari Maxine Clarke, Full Professor, University of Toronto, Jennifer Burrell, Professor, Anthropology, Latin American, Caribbean and US Latino Studies, University at Albany, State University of New York, Sara Kendall, Reader (Associate Professor) in International Law, Kent Law School
Published at: 2026-03-30 14:01:03
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