On ne gagne rien à dire que Donald Trump est fou

On ne gagne rien à dire que Donald Trump est fou


Le 22 janvier, après le discours de Trump à Davos, durant lequel il a demandé «un bout de glace» (à savoir le Groenland) «en échange de la paix mondiale», L'Humanité fait le titre de sa une avec un magnifique jeu de mots: «Trump, Fou allié». Quant à la défaite de 2020, elle arriva en pleine vague de Covid-19 et fut moins la conséquence des assertions selon lesquelles le président sortant était fou que de sa gestion désastreuse de la pandémie: sous-estimation de l'ampleur des contagions et de la mortalité, refus ostensible du port du masque. Enfin, la demande d'avoir un «titre de propriété» sur le Groenland réussit à installer, même si elle n'aboutit pas, l'horizon indépassable du monde selon Donald Trump: «La terre, comme les esclaves d'Ulysse, reste une propriété», comme l'écrivait Aldo Leopold, pionnier de la protection de la nature aux États-Unis, dans Almanach d'un comté des sables, publié en 1948 (traduction française de 2022 aux éditions Gallmeister).

Author: Olivier Fournout


Published at: 2026-02-11 18:55:00

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