ODF est l’avenir, OOXML le passé

ODF est l’avenir, OOXML le passé


Cette genèse n’est pas de l’histoire ancienne, mais remonte à la période comprise entre 2006 ‒ par pure coïncidence, l’année où le format ODF a été approuvé par l’ISO ‒ et 2008, année de l’événement grotesque connu sous le nom de « Ballot Resolution Meeting » (réunion de résolution des votes), qui a conduit à l’approbation d’OOXML par l’ISO et qui est consignée dans toutes les versions de la spécification. OOXML Transitional, la variante que presque tous les documents Microsoft Office utilisent en pratique, et la seule disponible aujourd’hui, est explicitement définie comme une couche de compatibilité avec les anciens formats binaires (les, désormais oubliés, DOC, XLS et PPT, qui n’étaient rien d’autre que l’enregistrement de la mémoire de travail sur le disque), et contient des milliers d’éléments non documentés, d’exceptions spécifiques au format et de références à des systèmes Microsoft hérités qu’aucun tiers ne peut reproduire intégralement. L’ODF, en revanche, a suivi le processus de normalisation ISO, et c’est pour cette raison qu’il s’agit du format recommandé par le cadre d’interopérabilité de l’UE, par le Deutschland-Stack allemand ‒ qui l’impose aux côtés du PDF/UA à tous les niveaux de l’administration publique ‒ et par un nombre croissant de cadres nationaux, qui ont conclu de manière indépendante qu’une réelle interopérabilité nécessite une norme véritablement ouverte, qui réponde à la définition d’une norme telle que l’ODF.

Author: Ysabeau 🧶, Xavier Teyssier, Benoît Sibaud


Published at: 2026-03-31 20:12:21

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