Que « les décès d’enfants de moins de 5 ans représentent 51 % du nombre total de morts » au cours des cinq décennies étudiées ne semble pas davantage émouvoir les chancelleries soucieuses de faire respecter les droits humains. Les chercheurs observent que les sanctions économiques unilatérales décidées par les États-Unis sont les plus meurtrières, alors que celles mises en œuvre par l’Organisation des Nations unies (ONU) n’entraînent pas une hausse significative de la mortalité, sans doute parce qu’elles sont précisément conçues pour l’éviter. « Dans une approche fondée sur les droits, que les sanctions entraînent des pertes en vies humaines devrait constituer une raison suffisante pour plaider la suspension de leur application », notent les auteurs de l’article.
Author: Pierre Rimbert
Published at: 2026-04-02 16:38:59
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