« Les plaisirs du voyage », cette capacité du suiveur à « se parfumer l’existence », cette conviction de ne jamais céder aux scénarios écrits d’avance pour « ne pas être déçu par la réalité », il avait le sens de la formule et cet humanisme réconfortant pour les jeunes confrères qui découvraient la ruche bourdonnante du Tour de France. Ce Critérium, trésor du patrimoine dont il allait consolider la place parmi les grands rendez-vous du calendrier, son arrivée à la présidence de la Ligue nationale professionnelle en 2003 pour un mandat de quatre ans, Thierry Cazeneuve rendait alors au cyclisme ce qu’il lui avait offert. Proche de l’illustre Pierre Chany, dont il incarnait la plume légitime pour poursuivre l’œuvre à son décès et reprendre, jusqu’à ses derniers instants, le prix journalistique qui porte son nom, Thierry Cazeneuve a rejoint un ailleurs où il saura, n’en doutons pas, entretenir ce qu’il chérissait le plus, les amitiés fidèles.
Author: Le Dauphiné Libéré
Published at: 2026-01-17 18:37:00
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