Ce coup de filet, mené par quelque 900 gendarmes, est l'issue d'une vaste enquête, ouverte début 2024, destinée à attaquer « le cœur » de la DZ Mafia qui est tout sauf « une construction policière ou journalistique » et qui outre le trafic de drogue dispose désormais d'une « branche armée capable de projeter des équipes commando en différents points du territoire pour défendre les intérêts de l'organisation », a expliqué le procureur de Marseille, Nicolas Bessone lors d'un point presse ce samedi. Pour le colonel Olivier Leblanc, commandant de la Section de recherches de Marseille, « c'est un coup supplémentaire » mais « il serait bien présomptueux de dire que c'est la fin » de ce groupe qui fonctionne telle une hydre sans hiérarchie claire, mais avec des personnes qui s'agrègent en prison et à l'extérieur. Un avocat lyonnais a franchi « des lignes rouges » L'opération d'envergure a permis de mettre à jour plusieurs phénomènes qui se dessinaient au cours des enquêtes : la capacité du groupe criminel à pouvoir corrompre, disposant d'une surface financière exceptionnelle puis sa diversification dans ses activités telles que l'extorsion de commerces ou de rappeurs « sous couvert de labels de production musicale ».
Author: La rédaction avec AFP
Published at: 2026-03-14 13:30:00
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