Mines antipersonnel : l’inquiétant retour d’une arme que le droit avait bannie

Mines antipersonnel : l’inquiétant retour d’une arme que le droit avait bannie


Alors que le droit international est désormais ouvertement bafoué, et qu’à l’intérieur de celui-ci le droit international humanitaire fait l’objet d’instrumentalisations croissantes, la journée internationale de lutte contre les mines, le 4 avril, est l’occasion de rappeler quelques fondamentaux sur un moyen de guerre que l’on croyait appartenir au passé mais à propos duquel certains événements récents font naître de vives inquiétudes. Cela a d’ailleurs été mis en avant par le président de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme dans une lettre adressée aux autorités françaises en avril 2025 : > « Le réarmement de l’Europe ne peut pas se faire au détriment des droits et de la protection des personnes et le recours à des moyens illicites par une partie à un conflit armé ne devrait jamais justifier leur utilisation par une autre. Ils doivent donc en tout temps veiller à n’utiliser que des armes qui permettent de distinguer un civil d’un militaire et qui ne sont pas de nature à créer des dommages collatéraux excessifs, tout en prenant toutes les précautions pratiquement possibles en vue, en particulier, « d’éviter et, en tout cas, de réduire au minimum les pertes en vies humaines dans la population civile et les blessures aux personnes civiles ».

Author: Julia Grignon, Professeure associée, directrice de la Clinique de droit international d’Assas, Université Paris-Panthéon-Assas, Célia Aubry, Doctorante au Centre Thucydide et au Centre de Recherche sur les Droits de l'Homme et le Droit Humanitaire, Université Paris-Panthéon-Assas


Published at: 2026-04-03 18:26:19

Still want to read the full version? Full article