Elle confie à la Kleine Zeitung ses souvenirs de douleurs physiques, lorsqu’elle “courait dans Kharkiv en quête de bouteilles d’eau, de conserves et de médicaments en prévision d’un siège éventuel”, mais aussi le froid, la privation de sommeil ou encore “toute cette crispation musculaire dans l’attente d’un bombardement”. Et si Olia Fedorova s’estime chanceuse d’être encore en vie, elle n’en oublie pas pour autant le combat “pour la survie, contre la destruction physique et la destruction de l’identité” que mènent ses compatriotes restés en Ukraine. Par ailleurs, elle insiste sur le fait que, si la lutte quotidienne ne semble au premier abord pas des plus spectaculaires par rapport aux affrontements militaires, “en réalité, il faut encore faire des efforts énormes, subir des douleurs, une tension et un épuisement terrible ‘juste’ pour continuer à exister, pour ‘simplement’ rester en vie”.
Published at: 2026-02-24 15:12:47
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