«L’esprit critique» théâtre: le cirque et la politique

«L’esprit critique» théâtre: le cirque et la politique


On discute aujourd’hui dans « L’esprit critique » de Bovary Madame, que donne en ce moment le cinéaste et metteur en scène Christophe Honoré au théâtre de la Ville-Sarah Bernardt à Paris, de la proposition intitulée Silence, ça tourne des Libanais·es Nadim Deaibes et Chrystèle Khodr, qui était récemment visible au théâtre de la Bastille à Paris, et enfin de Patatas fritas falsas du duo catalan Agnés Mateus et Quim Tarrida, à l’affiche de ce même théâtre de la Bastille. Sur scène, un poste radio transistor et des bandes magnétiques reconstituent peu à peu l’atmosphère du siège en mêlant archives sonores et témoignages, notamment celui d’une infirmière suédoise communiste du nom d’Eva Ståhl, que les auteurs de la pièce ont retrouvée et enregistrée, mais aussi d’un reporter de guerre suédois et de l’ancien responsable de la Croix-Rouge internationale. Ce seule en scène, interprété avec grande énergie par Agnés Mateus, entend regarder le fascisme en face et prendre le public à partir d’un texte très frontal, de quelques coups de feu, d’une lumière stroboscopique, d’une marionnette de Franco, de nombreux lustres qui parfois se détachent pour tomber violemment sur scène, de musiques de boîte de nuit de la Costa Brava, mais aussi d’une machine à laver.

Author: Joseph Confavreux


Published at: 2026-03-29 10:31:31

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