Ces situations, semble-t-il indépendantes les unes des autres, jouées par des acteurs et actrices différent·es, sont néanmoins reliées entre elles par leur narration faite d’un parcours en voiture d’enfants adultes les menant jusqu’au domicile parental ; la mise en scène de malaises relationnels à l’intérieur de familles où semble circuler beaucoup de distance mais aussi pas mal d’amour ; des scènes qui se font écho puisqu’on trinque dans chaque histoire avec des récipients ne contenant pas d’alcool ; ou encore des clins d’œil avec, à chaque fois, l’apparition d’une montre Rolex à l’authenticité plus ou moins contestable, ou encore l’emploi de « Bob’s your uncle », une vieille expression britannique dont la traduction française pourrait être « et voilà ». Palestine 36 ne serait rien de moins que le « film le plus ambitieux jamais réalisé en Palestine parce que des décorateurs aux créateurs de costumes, en passant par les accessoiristes, [les membres de l’équipe sont] tous Palestiniens », selon les mots de sa réalisatrice, la cinéaste Annemarie Jacir, née en 1974 à Bethléem et autrice notamment, avant cela, du long métrage intitulé Le Sel de la mer. Une sortie qui est pour « L’esprit critique » l’occasion de réfléchir plus généralement aux films – très différents mais souvent ratés – qui ont pris pour sujets la Palestine en général et Gaza en particulier, depuis deux ans que l’enclave palestinienne subit une guerre génocidaire : From Ground Zero, La Voix de Hind Rajab, Put Your Soul on Your Hand and Walk, No Other Land, Chroniques d’Haïfa, Voyage à Gaza, Once Upon a Time in Gaza… Une réflexion appuyée notamment sur un récent dossier de la revue Les Cahiers du cinéma intitulé « Gaza.
Author: Joseph Confavreux
Published at: 2026-01-18 11:35:14
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