On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » l’exposition des diaporamas de la photographe états-unienne Nan Goldin, qui se déploient sur deux sites, au Grand Palais et à la chapelle de la Salpêtrière ; la grande rétrospective que le musée du Luxembourg consacre à la peintre anglaise longtemps installée au Mexique Leonora Carrington, et enfin la façon dont Huma Bhabha, Pakistano-États-Unienne, investit la Fondation Giacometti, à Paris, pour un dialogue entre ses œuvres contemporaines et celles du sculpteur suisse. À quoi s’ajoute encore une installation multimédia présentée dans la chapelle de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en forme d’hommage à la sœur aînée de Nan Goldin, Barbara, internée en hôpital psychiatrique durant son adolescence et suicidée à l’âge de 18 ans, installation déjà montrée dans le cadre du festival d’Automne il y a plus de vingt ans. Autre exemple, face à la Jambe du sculpteur suisse, Huma Bhabha éparpille au sol un corps en morceaux (une tête, des jambes et de petits bouts d’argile cuits) réalisé lors d’une résidence au Mexique (Untitled, 2022), créant à la fois rapprochement et distance, soulignés par le fait que Giacometti travaille avec des matériaux nobles et classiques, tandis que la plasticienne crée principalement des installations faites d’os, de polystyrène, de liège, d’argile, de plâtre, de fil de fer, travaillant avec des matériaux disparates.
Author: Joseph Confavreux
Published at: 2026-04-05 09:02:54
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