«L’esprit critique» expositions: strass, vagabondages et art brut

«L’esprit critique» expositions: strass, vagabondages et art brut


Le Grand Palais, à Paris, est en ce moment occupé par trois femmes artistes : la plasticienne et photographe africaine-américaine Mickalene Thomas, à laquelle l’institution consacre une vaste rétrospective sur deux décennies de son travail intitulée « All About Love » ; mais aussi la peintre française Claire Tabouret, qui expose les maquettes grandeur nature, esquisses et travaux préparatoires des six vitraux qu’elle a réalisés dans le cadre de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, avec une proposition intitulée « D’un seul souffle » ; et enfin la sculptrice Eva Jospin, qui présente une quinzaine d’œuvres, composées à partir de sa matière de prédilection qu’est le carton, dans un parcours intitulé « Grottesco », fait de forêts, grottes et architectures végétales et minérales en forme de petits bas-reliefs ou de cénotaphes grandeur nature. « Tenter l’art pour soigner : à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville dans les années 1960 » est le titre de l’exposition, petite par la taille mais dense dans le propos et longue par la durée, qui se tient à l’Institut du monde arabe depuis la fin du mois d’octobre 2025 et jusqu’au mois de juin. Un des objectifs de la socialthérapie est de responsabiliser les malades en leur faisant organiser eux-mêmes certaines de leurs activités, notamment à travers un hebdomadaire intitulé Notre journal censé être le ciment d’une réforme d’ampleur de cet hôpital conçu et construit pendant la colonisation pour en faire une « communauté thérapeutique » où pensionnaires, infirmiers et psychiatre collaborent pour réaliser des choses, à l’instar de ce journal.

Author: Joseph Confavreux


Published at: 2026-02-08 11:16:30

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