Jean-Philippe Thivet revient sur Albert Ier, "un souverain qui a une grande épaisseur, qui, dans le grand chaos de l'histoire, a adopté une posture pas forcément attendue, qui n'avait pas forcément une lecture classique de la Constitution belge. L'exercice est étonnant de raconter, parfois en une ou deux cases, des épisodes singuliers aux conséquences immenses, comme la rencontre à Berchtesgaden entre Léopold III et Hitler, ou d'expliquer l'accélération de l'histoire à laquelle est confronté Baudouin au lendemain de cette guerre – événements heureux (l'Expo 58), faits divers terribles (l'incendie du Bois du Cazier en 56, celui de l'Innovation en 67), moments de progrès (la pirouette permettant le vote de la loi dépénalisant l'avortement). "À partir d'Albert Ier, poursuit Arnaud de la Croix, la monarchie belge adoptera une attitude plus modeste et discrète que sous les deux premiers règnes ; à l'exception de la reine Elisabeth, personnalité étonnante qui finira quasiment maoiste."
Author: Jean Bernard
Published at: 2026-01-03 17:44:37
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