Les femmes de la Nouvelle Vague [1/4] : Agnès Varda ou l’art de se jeter à l’eau

Les femmes de la Nouvelle Vague [1/4] : Agnès Varda ou l’art de se jeter à l’eau


Mais cet accès nouveau n’a concerné qu’un seul genre (masculin) et la profonde remise en cause de la façon de produire et réaliser des films à l’œuvre dans le jeune cinéma français autour de 1960 ne s’est pas accompagné d’une remise en cause dans la façon d’envisager la mise en scène comme un privilège presque exclusivement masculin. Par la suite pourtant, les réalisatrices qui ont su s’imposer demeurent des exceptions : Germaine Dulac dans le cinéma d’avant-garde des années 1920, la monteuse et documentariste Nicole Vedrès, la réalisatrice Jacqueline Audry (autrice en 1951 de l’audacieux Olivia, récit des amours empêchées d’une femme middle-age et d’une jeune fille)… Si la Nouvelle Vague a fait bouger beaucoup de lignes, elle n’a donc pas contribué à “mixiser” le cinéma français. Lorsqu’on évoquait avec elle l’originalité, Agnès Varda répondait qu’elle ne trouvait pas dans les films français mainstream qu’elle voyait à l’époque ce qui la touchait dans l’analyse introspective des sentiments des romans de Virginia Woolf ou dans l’audace formelle de la peinture cubiste.

Author: Jean-Marc Lalanne


Published at: 2025-12-27 05:00:00

Still want to read the full version? Full article