L'Ecole alsacienne déchirée par une guerre civile : les coulisses d'une crise inédite

L'Ecole alsacienne déchirée par une guerre civile : les coulisses d'une crise inédite


D’après trois administrateurs, le propos de l’adjoint de Panafieu, déclamé d’un ton théâtral, debout en lisant ses notes, aurait déçu, et son projet de filiales, en banlieue, en province et à l’étranger, comme la création d’une société commerciale ou même d’une école de commerce, aurait déplu, des intentions business éloignées de l’ADN de l’établissement. Dans l’établissement laïque et privé sous contrat, recevant près de 2 millions d’euros de subventions publiques, sont scolarisés depuis 1874 les rejetons de la bourgeoisie parisienne intellectuelle, formant depuis un siècle et demi une kyrielle de noms illustres des arts, de la politique ou des affaires comme André Gide, Vercors, Michel Rocard, Elisabeth Badinter, Thierry Breton, Gabriel Attal, les enfants de Picasso, ou Isabelle Huppert et Catherine Deneuve. Comptant d’excellents juristes, celui-ci réfléchit à attaquer la légalité du conseil d’administration, lui-même composé d’un quart de professionnels du droit (et du directeur de la rédaction de L’Express, Eric Chol, élu le 19 février), au motif, d’après ses travaux, que les statuts n’auraient pas été renouvelés dans les temps, affirmant même que plusieurs de ses membres n’auraient pas de mandat dans les bonnes formes.

Author: Etienne Girard, Emilie Lanez


Published at: 2026-02-24 16:00:00

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