Le Wall Street Journal (WSJ), propriété de l’Australien nonagénaire Rupert Murdoch, consacre dans cette conjoncture délicate un article inquiétant à la balkanisation : « Un Iran fracturé pourrait ne pas être si mauvais (sic) », avec pour sous-titre « Ses frontières sont artificielles et la dislocation contrarierait les intérêts de la Russie, de la Chine et d’autres pays » (sic) ; c’est un article de Melik Kaylan, un « écrivain spécialisé dans la culture et l’art », qui s’aventure témérairement dans les méandres fort peu « artistiques » de la géopolitique [1]. Tout analyste du Moyen-Orient connaît la grande vulnérabilité géographique de l’Iran, qui compte sept frontières terrestres incandescentes : l’Irak à l’ouest, quatre au nord-ouest (Turquie, Azerbaïdjan, Arménie et Turkménistan), l’Afghanistan à l’est et le Pakistan au sud-est, sans oublier la mer Caspienne, que l’Iran partage entre autres avec la Russie et le Kazakhstan, et le Golfe Persique, siège de six monarchies pétrolières arabes : le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et Oman [qui préfèrent le nommer Golfe Arabique]. De cet axiome artificiel, il conclut à la balkanisation de l’Iran : « Pour le bien de la paix régionale et mondiale, la meilleure option pourrait être d’aider à la sécession et, ainsi, d’éliminer complètement de l’échiquier géopolitique un Iran réduit ».
Author: Alfredo Jalife-Rahme
Published at: 2026-01-19 11:09:02
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