Le Tchad compte même le plus large cheptel de la planète, avec plus de 11 millions de têtes, selon les estimations de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), publiées en 2024 – loin devant la Somalie, le Soudan et le Kenya. Ils suivent encore aujourd’hui une route caravanière pluricentenaire, la piste des « quarante jours » (« Darb El-Arba’in »), qui traverse le Tchad et le Darfour jusqu’au nord de la vallée du Nil, en Egypte, où ils sont vendus à des commerçants égyptiens puis exportés vers les pays du Golfe – l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont les deux premiers importateurs mondiaux de chameaux vivants destinés à l’abattage local. Au Tchad, où le lait de chamelle est parfois vendu artisanalement sur le bord des routes, dans de petites bouteilles en plastique, le secteur offre de belles perspectives : le marché est estimé à environ 10,6 milliards de dollars aujourd’hui (près de 9 milliards d’euros), avec des projections dépassant les 15 milliards d’ici 2035.
Author: Noé Hochet-Bodin
Published at: 2026-02-18 19:00:07
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