Depuis la première guerre dans la province occidentale, en 2003, N’Djamena subit les conséquences des conflits successifs de son voisin : afflux de réfugiés, tranferts d’armes et de combattants… Au gré de ses intérêts, le Tchad soutient des groupes armés, au risque d’une déstabilisation interne. Depuis la première guerre dans la province occidentale soudanaise, en 2003, N’Djamena doit gérer les afflux de réfugiés – plus de 1,2 million de Soudanais selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés, dont 100 000 arrivés depuis avril, sont installés au Tchad – mais est aussi un acteur du conflit, soutenant des groupes armés au gré de ses intérêts et de ses relations avec les protagonistes dans le pays voisin. Si les FSR, descendants directs des janjawids, recrutent leurs combattants essentiellement parmi les populations arabes du Darfour, bon nombre des victimes civiles à El-Fasher mais aussi une partie des groupes armés qui défendirent la capitale du Darfour du Nord – comme le Mouvement de libération du Soudan, du gouverneur du Darfour, Minni Arko Minnawi –, proviennent de la communauté Zaghawa.
Author: Cyril Bensimon
Published at: 2025-12-23 16:20:27
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