La Commission sur les droits de l’homme au Soudan du Sud a fait part, dans un communiqué, de sa « grande inquiétude » face à la situation à Jonglei, théâtre depuis fin décembre d’affrontements entre l’armée sud-soudanaise, obéissant au président, Salva Kiir, et le SPLA-IO, forces loyales à l’ancien vice-président Riek Machar, arrêté fin mars et inculpé en septembre pour crimes contre l’humanité. Les propos « incendiaires » de certains responsables militaires, et les informations faisant état de la forte mobilisation de troupes « accentuent considérablement le risque de violences massives contre les civils et sapent davantage l’accord de paix » ayant mis fin à une guerre civile qui a fait rage de 2013 à 2018, ont déclaré les experts indépendants de l’ONU. Si le pays, le plus jeune de la planète après avoir obtenu son indépendance du Soudan en 2011, connaît depuis près d’un an des violences localisées, le conflit dans l’Etat de Jonglei se distingue par son ampleur, même s’il n’a pas encore la dimension ethnique de la guerre sanglante entre les partisans de Salva Kiir et ceux de Riek Machar – les Dinka et les Nuer, les deux grandes ethnies du Soudan du Sud –, qui avait fait 400 000 morts de 2013 à 2018.
Author: Le Monde avec AFP
Published at: 2026-01-25 19:48:21
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