Au total, la stabilité politique domine, car, à la différence de 2008 ou de 2014, ces élections municipales n’ont pas été l’occasion de sanctionner une majorité ou un gouvernement, faute de présence massive de listes se réclamant de la « majorité présidentielle ». Au total, on constate finalement autant de cas de bascules de la droite vers la gauche ou inversement, que des déplacements à l’intérieur de chaque camp : des villes socialistes ou communistes deviennent LFI (Saint-Denis, Vénissieux), des villes écologistes basculent vers le centre gauche (Strasbourg ou Poitiers). Certes, il y a des échecs importants à Toulon ou à Nîmes, mais il y a la conquête de nombreuses villes moyennes, comme Carpentras, La Seyne-sur-Mer, La Flèche, Vierzon, Montargis, Liévin… La présence du RN est surtout localisée dans l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais, sur la Côte d’Azur, mais aussi en Occitanie (Agde, Castres, Carcassonne, Montauban).
Author: Frédéric Sawicki, professeur de science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Published at: 2026-03-23 16:54:41
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