“Le Gâteau du Président” : les hauts et les bas du premier film irakien sélectionné à Cannes

“Le Gâteau du Président” : les hauts et les bas du premier film irakien sélectionné à Cannes


Des images de l’Iraq, le cinéma en a surtout représenté via les films de guerre américain (Démineurs, Jarhead : la fin de l’innocence, American Sniper, Un jour dans la vie de Billy Lynn) et dans de trop rares documentaires, dont le sublime diptyque Homeland : Irak année zéro d’Abbas Fahdel (2015). Sélectionné à la Quinzaine des Cinéastes l’an dernier (il est le tout premier film irakien sélectionné à Cannes) et lauréat du Prix du Public et de la Caméra d’Or, Le Gâteau du Président a d’abord une valeur de document, tant il restitue par la fiction un temps et un territoire jamais filmé : la dictature de Saddam Hussein dans les années 1990, au pic du blocus américain et de la famine qui en découlait. S’il prête le flanc à certaines facilités – un peu de néo-réalisme par-ci, un peu de pompiérisme par-là, des enfants mignons traversant des épreuves – le film de Hasan Hadi est tout de même enthousiasmant comme preuve d’éveil d’un territoire de cinéma qui commence par s’attaquer au pouvoir qui l’avait muselé.

Author: Bruno Deruisseau


Published at: 2026-02-03 15:38:27

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