Le fabuleux destin des petits pains fourrés du Québec

Le fabuleux destin des petits pains fourrés du Québec


Au tournant des années 1950, les tablées familiales s’organisent autour d’une cuisine nouvelle, plus simple et plus efficace, portée par l’abondance industrielle de l’après-guerre : salade de macaroni, pâté chinois [une préparation proche du hachis parmentier, des grains de maïs en plus], Jell-O [des flans de gélatine], cigares au chou [chou farci]… et petits pains fourrés. Pour Michel Lambert, le destin du petit pain fourré ressemble à celui du pain sandwich [un genre de pain surprise, aux allures de bûche de Noël] : une cuisine ayant atteint son apogée entre les années 1960 et 1980, avant d’être progressivement déclassée au gré des modes. De la vallée du Nil aux cuisines de La Nouvelle-Orléans, d’une traversée arrachée à l’histoire jusqu’aux buffets familiaux d’ici, le petit pain fourré a voyagé loin avant de finir dans ma bouche d’enfant.

Author: Jean Bourbeau


Published at: 2026-02-21 04:00:22

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