Au tournant des années 1950, les tablées familiales s’organisent autour d’une cuisine nouvelle, plus simple et plus efficace, portée par l’abondance industrielle de l’après-guerre : salade de macaroni, pâté chinois [une préparation proche du hachis parmentier, des grains de maïs en plus], Jell-O [des flans de gélatine], cigares au chou [chou farci]… et petits pains fourrés. Pour Michel Lambert, le destin du petit pain fourré ressemble à celui du pain sandwich [un genre de pain surprise, aux allures de bûche de Noël] : une cuisine ayant atteint son apogée entre les années 1960 et 1980, avant d’être progressivement déclassée au gré des modes. De la vallée du Nil aux cuisines de La Nouvelle-Orléans, d’une traversée arrachée à l’histoire jusqu’aux buffets familiaux d’ici, le petit pain fourré a voyagé loin avant de finir dans ma bouche d’enfant.
Author: Jean Bourbeau
Published at: 2026-02-21 04:00:22
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