“Faux rapport”, “tissu de conjectures”, “récits imaginaires et fantasmés”… Dans son communiqué du 5 avril relayé par Burkina24, Ouagadougou n’y est pas allé de main morte pour caractériser le rapport de l’organisation Human Rights Watch (HRW) publié trois jours plus tôt. “Ce torchon qui est le condensé de la haine viscérale que la coalition des forces des ténèbres voue à la lutte de notre Peuple pour sa liberté et sa souveraineté, trouve un écho favorable dans les médias mensongers qui en assurent le service après-vente à coups de surenchères verbales et d’argumentaires d’une malhonnêteté intellectuelle évidente”, indique le communiqué du gouvernement. Ce rapport de 250 pages documente des exactions commises entre janvier 2023 et août 2025 par les deux belligérants du conflit qui endeuille le pays sahélien depuis la fin de 2016 : les forces armées burkinabè assistées par leurs supplétifs civils, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaida), principal groupe djihadiste opérant au Burkina Faso.
Author: Agnès Faivre
Published at: 2026-04-06 14:28:47
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