Cet équilibre a favorisé l’émergence d’une culture diplomatique complexe de la coexistence contrainte qui perdure aujourd’hui et qui explique le sang-froid et la prudence de la Turquie vis-à-vis de la guerre initiée par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février 2026. De façon générale, les autorités turques et iraniennes assument leur coopération afin de lutter contre les organisations kurdes classifiées comme terroristes, notamment le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et le PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan), les deux organisations appartenant à l’Union des communautés du Kurdistan, accusée d’œuvrer au démembrement de la Turquie et de l’Iran et d’être soutenue par des puissances extérieures, notamment Israël et les États-Unis. La Turquie a été le seul pays de l’OTAN (avec l’Espagne) à dénoncer sans ambages le bellicisme israélo-américain et le seul à avoir présenté ses condoléances à l’Iran à la suite de l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei.
Author: Albert Kandemir, Chercheur doctorant contractuel en Relations internationales, Université Paris-Panthéon-Assas
Published at: 2026-03-16 16:45:40
Still want to read the full version? Full article