La guerre au Moyen-Orient se durcit, la crise énergétique s’intensifie

La guerre au Moyen-Orient se durcit, la crise énergétique s’intensifie


Le pilonnage par Israël des infrastructures du gisement iranien de South Pars et la destruction en retour par l’Iran de celles du Qatar à Ras Laffan (il s’agit en fait d’un seul et même gisement gazier sous-marin exploité conjointement par l’Iran et le Qatar depuis plus de cinquante ans) ont déclenché une vague de panique et de spéculation : il s’agit de la plus grande plateforme de gaz liquéfié dans le monde, et le Qatar est le plus important fournisseur de gaz liquéfié de l’Europe et de l’Asie. Ni la levée partielle des sanctions états-uniennes contre les exportations pétrolières russes ni la mise sur le marché de 400 millions de barils – l’équivalent d’un mois de consommation pétrolière en Europe – issus des stocks stratégiques ne peuvent compenser les 20 millions de barils produits par jour par les pays du Golfe, qui jusqu’au 28 février arrivaient sur les marchés. Comme en 2022, mais cette fois à l’échelle mondiale et non plus seulement européenne, la flambée des prix va inévitablement se répercuter sur les coûts de production, alimenter l’inflation et peser sur le coût de la vie, d’autant que la demande énergétique est très peu élastique : les industries ont toujours besoin d’énergie pour produire, les ménages ne peuvent se passer de gaz et d’électricité pour se chauffer, s’alimenter.

Author: Martine Orange


Published at: 2026-03-19 19:05:47

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