Pour ce faire, le plan de la Commission repose sur plusieurs piliers, dont le plus emblématique, mais aussi le plus sensible, est celui de la "préférence européenne" pour une catégorie de produits : l'aluminium et le ciment, les technologies vertes et l'automobile. Paris a longtemps prêché dans le désert sur ce sujet, mais la pandémie de Covid-19, les bouleversements géopolitiques, dont la guerre menée par la Russie en Ukraine, l'agressivité commerciale de la Chine et les droits de douane américains ont placé, sous une lumière crue, les multiples dépendances de l'Union européenne, et conduit à une évolution des esprits. Ils craignent que la préférence européenne ne génère un surcroît de complexité réglementaire et de bureaucratie ; s'inquiètent de la compatibilité de la législation européenne avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce et des "représailles" économiques de pays tiers.
Author: Olivier le Bussy
Published at: 2026-03-03 17:45:51
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