Son usage a d'abord été militaire, « avec les pilotes de chasse américains ou soviétiques pendant la Seconde guerre mondiale », raconte à l'AFP Raphaël Faiss, spécialiste de l'hypoxie et de la physiologie de l'effort à l'Université de Lausanne. Mais les fédérations sportives, qui organisent des stages en altitude depuis des décennies, ont progressivement doté leurs centres d'entraînement de « chambres » ou « tentes » hypoxiques pour en simuler les effets: placé à l'extérieur, un générateur appauvrit l'air en oxygène, pour le restituer via un tuyau traversant une cloison. Le même dispositif peut être installé directement chez les athlètes, « pour allonger l'exposition à l'hypoxie sans ajouter de contraintes personnelles », explique Jonas Forot, responsable de l'accompagnement scientifique à la performance auprès des équipes de France de ski nordique et biathlon.
Author: La rédaction (avec AFP)
Published at: 2026-02-07 12:12:00
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