« Irrésistible Gary Cooper » : l’étoffe d’un héros

« Irrésistible Gary Cooper » : l’étoffe d’un héros


Pressenti par le producteur David O. Selznick pour interpréter Rhett Butler dans « Autant en emporte le vent », Gary Cooper (1901-1961) aurait refusé le rôle et se serait exclamé, à l’issue de la première du film qui allait devenir le plus gros succès du box-office mondial : « Je le savais, je ne suis pas Rhett Butler, je suis content de ne pas avoir fait le film. Peu démonstratif, son jeu tout en intériorité va séduire le public et faire de lui le parangon de l’acteur classique, aussi crédible en mercenaire amoureux pendant la guerre d’Espagne dans « Pour qui sonne le glas » (réalisé par Sam Wood en 1943) qu’en architecte idéaliste et intransigeant dans « le Rebelle » (King Vidor, 1949) ou en shérif solitaire et abandonné de tous dans « Le train sifflera trois fois » (Fred Zinnemann, 1952). Droit dans ses bottes lorsqu’il doit remonter le moral des troupes américaines prêtes à partir au combat dans le Pacifique, Gary Cooper l’est tout autant lorsque, en plein maccarthysme, le républicain qu’il est se montre solidaire de son ami scénariste et communiste Carl Foreman et refuse de dénoncer ses collègues inscrits sur la liste noire du cinéma.

Author: Anne Sogno


Published at: 2026-01-11 17:00:02

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