En outre avec l’expiration en février du traité Newstart entre les Etats-Unis et la Russie, dernier carcan hérité de la guerre froide sur une limitation et un contrôle des armements nucléaires, il n’y a plus aucun frein à la modernisation et à l augmentation des arsenaux détenus par les cinq puissances « dotées » (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine) reconnues comme telles par le traité de non-prolifération de 1968, auxquelles s’ajoutent celles qui ont depuis acquis la bombe illégalement (Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord) sans compter celles qui s’y essayent à commencer par l’Iran. Six ans après un premier discours sur le nucléaire en février 2020, le chef de l’État est revenu sur l’argument en évoquant une « dissuasion avancée » associant l’Allemagne comme « partenaire clé » et sept autres pays du Vieux Continent (le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark) pour une coopération nucléaire inédite assortie d’une augmentation de l’arsenal français tout en rappelant que la France resterait souveraine dans l’emploi de la force. « Aujourd’hui plus que jamais, l’indépendance ne peut être la solitude »a martelé le chef de l’État dans un discours le 2 mars à l’île Longue, dans la rade de Brest, cœur de la composante océanique de la dissuasion française, avec ses quatre sous-marins nucléaires lanceur d’engins aux noms flamboyant : le Triomphant, le Vigilant, le Terrible et le Téméraire.
Author: Marc Semo
Published at: 2026-03-04 16:30:00
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