Selon le quatrième texte de l'une des conventions de Genève, qui font office de table de la loi du droit humanitaire international, "la destruction et l'appropriation de biens non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire" constitue un crime de guerre. On pourrait toutefois rétorquer aux Iraniens que leurs bombardements des usines de désalinisation des pays du Golfe ou des infrastructures énergétiques comme les raffineries ou dépôts pétroliers au Koweit, à Bahrein, au Qatar et aux Émirats arabes unis, tombent également sous le coup de cette caractérisation de "crime de guerre" puisqu'il s'agit de destruction de biens non justifiées par des nécessités militaires. Dès le début des années 2000 les Américains, et à leur suite la plupart des armées occidentales, ont mis au point un tableau de mesure très complexe de la mise en relation coût-bénéfice en termes de vies civiles sacrifiées, appelé NCV pour "non-combattant casualty cut-off value" - ou "valeur seuil des victimes non-combattantes".
Author: franceinfo
Published at: 2026-04-06 14:47:55
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