Ces pouvoirs sont précis et limités : il est le commandant des armées ; il est chargé de négocier des traités (mais pas de les signer) et de nommer les hauts fonctionnaires ; il dispose, enfin, d’un pouvoir de grâce dans les affaires relevant des lois fédérales. Pas un mot dans tout cela d’un éventuel pouvoir de renommer le golfe du Mexique en golfe d’Amérique, de couper les subventions fédérales à Harvard, de repousser sine die l’application de la loi exigeant l’interdiction de TikTok, et rien non plus sur la capacité du président à changer le mode d’attribution de la citoyenneté états-unienne. De façon plus générale, les pouvoirs du gouvernement fédéral tout entier se sont considérablement accrus depuis la fin du XVIIIe siècle, avec, pour ne prendre que deux exemples, un rôle dans le domaine de l’éducation ou dans la régulation environnementale déroulant d’une interprétation vraiment inclusive de certains passages de la Constitution (notamment la capacité du Congrès à réguler le commerce entre les États).
Author: Labarre Nicolas, Professeur en civilisation des Etats-Unis, Université Bordeaux Montaigne
Published at: 2026-03-09 16:05:48
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