« Mon rôle de commissaire d’exposition et de critique, expliquait le dirigeant de la division arts visuels au sein du département des affaires culturelles de l’Organisation des États américains (OEA) de la fin des années 1940 à 1976, a consisté à orienter, (…) présenter et promouvoir de nouveaux artistes d’Amérique latine. « Ce n’est toutefois pas seulement la notion d’art latino-américain qui appartient à Gómez Sicre, poursuit Szyszlo, mais l’idée même que contient cette expression » : un art moins en prise avec la réalité locale — sociale, politique — que soluble dans un « art international » dont il s’est fait le défenseur, plus compatible et plus proche des avant-gardes occidentales que du muralisme mexicain ou du courant indigéniste andin, consacré à la représentation et à la défense des peuples indigènes. Depuis sa création en 1929, il dirige le Musée d’art moderne (MoMA) de New York, fondé par l’épouse de John D. Rockefeller et deux de ses amies.
Author: Mikaël Faujour
Published at: 2026-01-10 17:14:38
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