ENTRETIEN. "Je n'ai jamais été précaire au point de travailler quatre heures pour 18 euros" : Bastien Bouillon, écrivain précaire dans "À pied d'œuvre", de Valérie Donzelli

ENTRETIEN. "Je n'ai jamais été précaire au point de travailler quatre heures pour 18 euros" : Bastien Bouillon, écrivain précaire dans "À pied d'œuvre", de Valérie Donzelli


En à peine deux ans, on l'a vu à l'affiche du Comte de Monte-Cristo dans le rôle du perfide Fernand Mondego, comte de Morcerf, dans celui de Pierre Roche, le complice du chanteur dans Monsieur Aznavour, dans la peau du frère d'une illuminée de la banquise (Blanche Gardin) dans L'Incroyable femme des neiges. De la même manière que Paul Marquet devient presque un miroir pour les gens qu'il rencontre, le film est un miroir pour nous quand on le regarde, parce que tout de suite, ça nous remet à notre place de notre condition sociale, de nos choix, des moments, du moment de la vie dans lequel on est. J'ai la chance et le luxe, et je le sais, et je suis reconnaissant à celui à qui je dois être reconnaissant [il lève la tête vers le plafond], d'être follement, d'avoir énormément de désir pour les films que je fais.

Author: Laurence Houot


Published at: 2026-02-01 13:44:06

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