Auprès de Mediapart, Luka Mesec égrène les mesures à l’actif de son gouvernement, qu’il entend bien faire valoir dimanche 22 mars, à l’occasion des élections législatives : hausse de 16 % du salaire mininum, vaste programme de construction de 20 000 logements sociaux, ou encore réforme originale des retraites, prévoyant que les salariés de 58 ans et plus peuvent travailler à 80 % de leur temps, tout en touchant 90 % de leur salaire et en conservant 100 % de leurs droits sociaux. Secoué par de puissants mouvements sociaux au début des années 2010, le pays a ensuite vu se succéder une myriade de partis et de chefs de gouvernement se réclamant tous du centre et généralement issus de la technosphère post-communiste, c’est-à-dire des hauts fonctionnaires et des directeurs et directrices de grandes entreprises. Redevenu premier ministre en 2020, cet émule de Viktor Orbán et admirateur de Donald Trump n’a cessé de droitiser son Parti démocratique slovène (SDS), cultivant la haine des migrant·es et des élites urbaines, accusées de manquer de sentiment national et d’être « yougo-nostalgiques ».
Author: Jean-Arnault Dérens
Published at: 2026-03-21 16:08:28
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