Le président français, qui n’est pas tombé dans le piège de l’invitation à participer au « conseil de la paix » à Gaza (sorte de conseil d’administration destiné à court-circuiter l’ONU et dont l’adhésion implique de verser un milliard de dollars à Trump), subit, depuis, des menaces de surtaxation des champagnes et vins français. Avec Trump 2, on est de fait entrés dans un moment irrationnel de guerre mondiale potentielle dans toutes ses dimensions, territoriales, sociales, économiques, identitaires, mais aussi psychiques : Trump, c’est d’abord une guerre d’usure, de sidération, d’épuisement, de découragement des anciens partenaires comme des ennemis (la frontière entre les deux devenant de plus en plus poreuse). Sa frénésie belliqueuse est plutôt à interpréter comme un signe de fuite en avant, voire de panique, liée en grande partie à son image déclinante aux Etats-Unis : il veut faire oublier l’affaire Epstein – son plus gros poison dans son propre camp –, conjurer la perspective d’une défaite aux Midterms, détourner l’attention de son impopularité croissante et des chiffres décevants en matière d’emploi et de pouvoir d’achat.
Author: Marie-Cécile Naves
Published at: 2026-01-20 15:11:43
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