En Iran, le délicat positionnement des footballeurs face à la répression

En Iran, le délicat positionnement des footballeurs face à la répression


À l’automne 2022, l’expression politique des joueurs prend encore une autre dimension : certaines figures de l’équipe sortent du bois pour soutenir ouvertement le mouvement « Femme, Vie, Liberté », consécutif à la mort en détention de Mahsa Amini, jeune femme de 22 ans arrêtée par la police des mœurs pour une supposée violation du port du voile. Outre son message de soutien, l’attaquant a également exhibé dans une story Instagram son bras tatoué, sur lequel on peut lire « Du sang de la jeunesse de la patrie, des tulipes rouges ont fleuri », référence au chant Az Khoon-e Javanan-e Vatan (« Le sang de la patrie »), hérité de la révolution constitutionnelle du début du XXe siècle et hymne de ralliement aux contestations. Engagés dans la Coupe d’Asie des moins de 23 ans en Arabie saoudite (mais n’ayant pas réussi à sortir de la phase de groupes), les jeunes joueurs iraniens ont quant à eux répété le geste de leurs aînés trois ans plus tôt, en refusant de chanter l’hymne lors de leur entrée en lice face à la Corée du Sud le 7 janvier dernier.

Author: Cyrus MOHAMMADY-FOEX


Published at: 2026-01-21 11:00:57

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